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VICTIMES DES VIOLENCES CONJUGALES, LES FEMMES ET LES ENFANTS D’ABORD...

Pus de 200 personnes ont participé au colloque organisé en Martinique par l’ALEFPA sur la problématique de l’enfant exposé aux violences conjugales, les 30 et 31 mars derniers. Les universitaires, magistrats et professionnels qui l'ont animé ont proposé un regard renouvelé sur ce sujet.

L’expérience des professionnels intervenant quotidiennement auprès des enfants témoins ou victimes de violences conjugales montre combien elles sont souvent liées à des rapports dyssimétriques et destructeurs entre les parents. La plupart du temps, cette relation s’établit au détriment de la femme qui, outre le fait d’être victime de la violence de son conjoint, souffre également d’un sentiment de culpabilité vis à vis de ses enfants. Les intervenants ont clairement démontré, dans les faits et la pratique des psychologues et magistrats, combien les situations de violence sont souvent aussi des situations de détresse pour les femmes, en Martinique mais également dans le reste de la France.

Les échanges riches ont permis de mieux comprendre que, même exposé aux violences conjugales, l’enfant est une victime. Il doit être reconnu comme tel. Les violences psychiques ou physiques entre ses parents ne lui sont jamais étrangères. Il en perd son rôle d’enfant et devient acteur involontaire de ces conflits. Qu’il se sente responsable, qu’il se place en protecteur ou en agresseur d’un de ses parents, l’enfant n’est jamais extérieur au conflit. Il en souffre, il en est acteur et en pleine confusion de sentiments et de positionnement. Il est la victime des violences de ses parents.

L’impact de ces situations sur l’enfant est très important. Il peut, lui-même, ultérieurement devenir agresseur ou victime, considérant les comportements connus dans son enfance comme normaux. Il convient donc de l’aider, de l’accompagner dans le temps pour surmonter ce traumatisme.

Pour cela, il faut mettre en place des outils permettant de repérer les enfants vivant dans les milieux de violence. Les acteurs intervenant auprès des enfants peuvent généraliser et diversifier les canaux d’informations avec un mot d’ordre partagé :  alerter et repérer. L’information et la sensibilisation doivent s’adresser aux adultes, aux professionnels mais aussi directement aux enfants pour leur expliquer que la violence n’est pas normale dans le foyer familial.

Le colloque a aussi permis de faire le point sur des clés pour la prise en charge et l’accompagnement de l’enfant. Il faut l’écouter : c’est avec ses mots et dans son espace-temps qu’il va exprimer ses difficultés. A partir de là, les professionnels doivent pouvoir apporter une réponse adaptée et personnalisée. Il faut aussi le rassurer en désignant une personne relai sur qui l’enfant pourra s’appuyer. La mise en réseau des acteurs dans le cadre d’un dispositif ouvert de coopération et de construction semble se révéler comme un facteur déterminant.

Enfin, les participants au colloque ont constaté la nécessité de lancer un travail de recherche sur ces sujets, en liaison avec l’Observatoire national de la protection de l'enfance (ONPE), les professionnels de l’ALEFPA et les universitaires pour disposer, à terme, d’outils de prévention culturels adaptés à chaque situation.

Le colloque était placé sous le haut patronage d'Hermeline Malherbe, présidente du GIP Enfance en danger.

VICTIMES DES VIOLENCES CONJUGALES, LES FEMMES ET LES ENFANTS D’ABORD...

Pus de 200 personnes ont participé au colloque organisé en Martinique par l’ALEFPA sur la problématique de l’enfant exposé aux violences conjugales, les 30 et 31 mars derniers. Les universitaires, magistrats et professionnels qui l'ont animé ont proposé un regard renouvelé sur ce sujet.

L’expérience des professionnels intervenant quotidiennement auprès des enfants témoins ou victimes de violences conjugales montre combien elles sont souvent liées à des rapports dyssimétriques et destructeurs entre les parents. La plupart du temps, cette relation s’établit au détriment de la femme qui, outre le fait d’être victime de la violence de son conjoint, souffre également d’un sentiment de culpabilité vis à vis de ses enfants. Les intervenants ont clairement démontré, dans les faits et la pratique des psychologues et magistrats, combien les situations de violence sont souvent aussi des situations de détresse pour les femmes, en Martinique mais également dans le reste de la France.

Les échanges riches ont permis de mieux comprendre que, même exposé aux violences conjugales, l’enfant est une victime. Il doit être reconnu comme tel. Les violences psychiques ou physiques entre ses parents ne lui sont jamais étrangères. Il en perd son rôle d’enfant et devient acteur involontaire de ces conflits. Qu’il se sente responsable, qu’il se place en protecteur ou en agresseur d’un de ses parents, l’enfant n’est jamais extérieur au conflit. Il en souffre, il en est acteur et en pleine confusion de sentiments et de positionnement. Il est la victime des violences de ses parents.

L’impact de ces situations sur l’enfant est très important. Il peut, lui-même, ultérieurement devenir agresseur ou victime, considérant les comportements connus dans son enfance comme normaux. Il convient donc de l’aider, de l’accompagner dans le temps pour surmonter ce traumatisme.

Pour cela, il faut mettre en place des outils permettant de repérer les enfants vivant dans les milieux de violence. Les acteurs intervenant auprès des enfants peuvent généraliser et diversifier les canaux d’informations avec un mot d’ordre partagé :  alerter et repérer. L’information et la sensibilisation doivent s’adresser aux adultes, aux professionnels mais aussi directement aux enfants pour leur expliquer que la violence n’est pas normale dans le foyer familial.

Le colloque a aussi permis de faire le point sur des clés pour la prise en charge et l’accompagnement de l’enfant. Il faut l’écouter : c’est avec ses mots et dans son espace-temps qu’il va exprimer ses difficultés. A partir de là, les professionnels doivent pouvoir apporter une réponse adaptée et personnalisée. Il faut aussi le rassurer en désignant une personne relai sur qui l’enfant pourra s’appuyer. La mise en réseau des acteurs dans le cadre d’un dispositif ouvert de coopération et de construction semble se révéler comme un facteur déterminant.

Enfin, les participants au colloque ont constaté la nécessité de lancer un travail de recherche sur ces sujets, en liaison avec l’Observatoire national de la protection de l'enfance (ONPE), les professionnels de l’ALEFPA et les universitaires pour disposer, à terme, d’outils de prévention culturels adaptés à chaque situation.

Le colloque était placé sous le haut patronage d'Hermeline Malherbe, présidente du GIP Enfance en danger.

Lieu: Lamentin - MARTINIQUE

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